bleu
Le bleu est la couleur du ciel de la mer et de la Vierge et de l’Occident.
Le bleu (de l’ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d’onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm. Elle varie en luminosité du cyan à une teinte plus sombre comme le bleu de Prusse.
bleu – matières
Bleu – Peau - “Bain infini dans l’intensité des creux, reflets cobalts qui stabilisent nos émotions, la matière bleue crée un lien de vie et de bonheur. Lapis-lazuli ou Outremer, couleur fondatrice de l’Occident, sa quête (technique) nous vient d’Orient.“ “Cette couleur change en fonction de la réflexion de la lumière. Selon l’angle, les effets repartent au rouge, au vert ou au violet. C’est relativement incontrôlable, assez catastrophique. Pourtant, ici, le concept est très abouti ; il n’y a quasiment pas de lumière, ce qui est assez rare, ce n’est que du reflet; et ça, au flash, c’est impossible à obtenir. Le regard conjugue à la fois ce côté aléatoire d’un plan d’eau l’été et cet aspect surréaliste de la lumière de la nuit en rase campagne.“
bleu – les mots
le bleu – Annie Mollard-Desfour
Comme le souligne Michel Pastoureau dans sa préface, ce livre consacré au bleu, témoigne pleinement de la place qu’occupe aujourd’hui cette couleur dans notre société : la première.
Publié en 1998 et premier d’une série consacrée aux divers champs de couleur et à leurs nuances ainsi qu’aux expressions, ce livre nous éclaire comme les autres tomes de la collection sur les contextes d’emploi, les sens symboliques et figurés, sans oublier l’histoire de ces mots et les utilisations sociales et culturelles de cette couleur.
Le Bleu, dictionnaire de la couleur, Mots et expressions d’aujourd’hui, est un outil dans la lignée des études qui s’attachent à analyser les systèmes de représentations symboliques liés aux couleurs. Il s’agit de montrer comment le vocabulaire des couleurs véhicule ces représentations, tout autant que les couleurs proprement dites dans le domaine visuel. L’auteur, Annie Mollard-Desfour, est linguiste-lexicographe au CNRS et s’est spécialisée dans le lexique de la couleur. Elle a déjà publié quatre dictionnaires semblables : Le Blanc (1999), Le Rouge (2000), Le Rose (2002) et Le Noir (2005).
bleu – Pastoureau
Après un Dictionnaire des couleurs de notre temps (Bonneton, 1992), et une exploration des Rayures (Le Seuil, 1995), M. Pastoureau nous donne une synthèse sur l’histoire sociale du bleu en Occident (histoire religieuse, politique, littéraire, artistique, mais aussi économie et technique des teintures, héraldique ou sociologie), à l’illustration de son propos fondamental : “c’est la société qui fait la couleur […] pas l’artiste ou le savant ; encore moins l’appareil biologique de l’être humain ou le spectacle de la nature“.
Dans son livre (une référence), on suit de l’Antiquité à nos jours, les mutations de la couleur. Ou, plus exactement, des systèmes socio-symboliques qu’elle accompagne, concrétise et organise. La couleur sert d’abord à classer, c’est-à-dire à distinguer et opposer des objets, des fonctions, des personnes. Ce principe structuraliste de base est valable pour tout champ d’étude ; encore faut-il arriver à dégager, de la prolifération du réel documentaire, un système simple, quelques axes et valeurs, un ordre. Quel est donc celui des couleurs en Occident ? michel Pastoureau le fait parfaitement c’est en cela que ce livre reste à ce jour inégalé.
rouge
rouge – matières
Rouge – Peau - “Couleur fondamentale. Tous les rouges s’étalent entre le vermillon, le carmin et la terre… (Lire la suite…)
rouge – les mots
le rouge – Annie Mollard-Desfour
Andrinople, carmin, cramoisi, écarlate, pourpre, rubis… rouge cardinal, Carpaccio, Dior, Ferrari, opéra, Valentino… rouge baiser, glamour… ruban rouge, la Butte rouge, Julie la Rousse, le Petit Chaperon rouge, l’OEuvre au rouge…
Rouge comme l’amour, le feu, l’érotisme, rouge de colère et rouge de honte, rouge de l’enfer et du diable, des guerres, de la violence et des révolutions. Rouge comme le sang du Christ qui purifie et comme la pourpre des empereurs. Rouge comme la gloire et comme le triomphe.
Au fil des mots, le rouge, couleur ambivalente entre toutes, déploie ses jeux d’associations symboliques, oscillant d’un contraire à l’autre, mêlant le profane au sacré, la jouissance à l’effroi, l’ardeur à l’interdiction, le désir de purification au tabou de la chair. Couleur sensuelle et terrifiante à la fois, témoignage des contradictions de l’âme humaine et miroir de notre société contemporaine.
source Eyrolles




